Type de chasse en Wallonie
Le petit gibier se chasse à la botte, avec ou sans chien d'arrêt. Le chasseur, seul ou en groupe, sillonne la plaine ou le bois et tire le gibier qui se lève devant lui. Il se chasse également en battues, méthode de chasse où plusieurs chasseurs se postent autour d'une partie de plaine ou autour d'un bois, pendant que des rabatteurs, aidés ou non de chiens, dirigent le gibier vers eux.
Le gibier d'eau peut se chasser à la passée une demi-heure avant et une demi-heure après le coucher de soleil. Un ou plusieurs chasseurs se postent autour d'un étang ou d'un marais et attendent que les canards passent.
Le lapin peut se chasser à la botte, en battues ou au furet, petit carnivore domestiqué de la famille des Mustélidés, glissé dans le terrier pour en faire sortir le lapin. Ce dernier est alors capturé avec des bourses, filet placé à l'orifice ou tiré au fusil.
Le pigeon ramier se chasse le plus souvent à l'affût, à partir de caches dissimulées près de certaines cultures ou en lisières de bois mais aussi, dans le pays de Herve à la passée d'automne. Des plates-formes sont aménagées à la cime de vieux pommiers et le chasseur s'y dissimule avec des appelants vivants (pigeons domestiques) qui détournent les vols de ramiers de leur axe de migration et les fait passer à proximité.
Le grand gibier se chasse à l'approche (également appelé pirsch ), mode de chasse où le chasseur, seul, sans rabatteur et sans chien, essaye d'approcher un grand gibier à bonne distance de tir. Ce mode de chasse exige une connaissance approfondie des moeurs du gibier, la maîtrise des techniques d'approche ; il n'est pas stressant pour le gibier qui souvent ne se rend pas compte de la présence humaine et permet un tir sélectif. Une variante est l'affût sur mirador ou le chasseur s'installe avant l'aube ou le crépuscule sur une plate-forme surélevée, appelée parfois échelle, installée non loin d'un gagnage (prairie à gibier) ou d'une mise à blanc, endroits où l'on suppose fréquentés par le gibier pour se nourrir. Le chasseur est également invisible et peut ainsi choisir attentivement le gibier qu'il convient de prélever.
La chasse en battues compte également de très nombreux adeptes. La plus pratiquée est la battue traditionnelle à cors et à cris où des chasseurs entourent une assez grande superficie boisée - parfois plus de 100 ha - tandis que des traqueurs accompagnés de chiens la parcourent en criant pour faire fuir le gibier et en l'annonçant par des coups de trompe. D'autres types de battues sont actuellement expérimentés, comme la poussée silencieuse où un petit nombre de rabatteurs parcourent le bois sans chiens, ni cris, afin de faire passer le gibier calmement aux chasseurs postés et la battue aux chiens de petite quête, ceux-ci sont des chiens comme des teckels, spécialement dressés, aboyant peu qui, accompagnés de leur maître, débusquent le gibier et le suivent jusqu'à la ligne où sont postés les chasseurs.
D'autres types de chasse sont peu pratiqués comme la chasse au chien courant, méthode de chasse où des chiens poursuivent un gibier en aboyant tandis que des chasseurs se déplacent, guidés par la voix des chiens, afin de se poster à l'endroit où ils supposent que le gibier débouchera. La chasse au vol ou autourserie est seulement pratiquée par quelques spécialistes qui capturent un gibier au moyen d'un oiseau de proie spécialement dressé à cet effet. Cette chasse est très encadrée et les rapaces proviennent exclusivement d'élevage. Enfin la chasse à courre ou vénerie est interdite depuis le 1er juillet 2000.
Source : F. Haÿez |